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Article de foi de l’Eglise anglicane

Les Articles de foi de l’Eglise anglicane,
Article 17 concernant la prédestination et l’élection


Cet article a été biffé par Wesley dans son raccourcissement des articles de foi pour la création de l’Eglise méthodiste aux Etats-Unis en 1783/84 :


« Le dessein éternel de Dieu est la prédestination pour la vie par laquelle Dieu a constamment décrété (avant la fondation du monde) par son conseil qui est caché pour nous, de délivrer de la malédiction et damnation tous ceux qu’il a choisi en Christ parmi les hommes, et de les amener au salut éternel par le Christ, comme des vases d’honneur. »

[Anglais : “Predestination to life is the everlasting purpose of God, whereby (before the foundations of the world were laid) he hath constantly decreed by his counsel, secret to us, to deliver from curse and damnation those whom he hath chosen in Christ out of mankind, and to bring them by Christ to everlasting salvation, as vessels to honour.”]


Lettre de Susanna Wesley à John Wesley, 1725

Lettre de Susanna Wesley à John Wesley, 18 août 1725 :

« J’étais souvent étonnée que les hommes se soient tellement occupés par de vaines choses et s’amusent de chercher dans les décrets de Dieu ce qu’aucune intelligence humaine ne peut sonder ; et qu’ils n’utilisent pas plutôt leur temps et leurs capacités en œuvrant pour leur propre salut et en affermissant leur propre appel et élection. De telles études servent mieux à la confusion qu’à informer la connaissance. Les jeunes gens feraient mieux de les laisser tomber. Mais puisque je vois que tu as quelques scrupules concernant notre Article de prédestination, je te dirai mes pensées sur le sujet, et si elles ne satisfont pas, tu pourras demander l’avis de ton père qui est certainement mieux qualifié pour être casuiste que moi.
La doctrine de la prédestination comme elle est maintenue par les Calvinistes rigides est très choquante et devrait absolument être tenue en horreur ; parce qu’elle donne directement la charge au Dieu très saint d’être l’auteur du péché. Et je pense que tu réfléchis bien et justement contre elle. Car c’est certainement incompatible avec la justice et la bonté de Dieu à mettre quel homme que ce soit sous une nécessité physique ou morale de commettre du péché et de l’en punir par la suite. ‘Ce sera loin de toi, o Dieu, ... Le juge de toute la terre ne devrait-il pas faire justice ?’
Je crois fermement que Dieu a élu de toute éternité quelques-uns pour la vie éternelle. Mais je conçois humblement que cette élection se base sur sa prescience [angl. : foreknowledge] en accord avec le huitième de Romains : ‘Ceux que d’avance il a connus, il les a aussi prédestinés afin qu’ils soient conformés à l’image de son Fils ... En plus, ceux qu’il a prédestinés, il les a également appelés … et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.’ [Rom. 8, 29-30]
Ceux pour lesquels Dieu dans sa prescience éternelle a vu qu’ils feront un bon usage de leur pouvoir et qu’ils accepteront la grâce offerte, ... il les a prédestinés, adoptés comme ses enfants, son trésor particulier. Et afin qu’ils puissent se conformer à l’image de son Fils, il les a appelés à soi par sa parole extérieure, la prédication de l’Evangile, et intérieurement par son Esprit saint. Et obéissant à cet appel par la foi et la repentance, Dieu les justifie, les affranchit de la culpabilité de tous leurs péchés et les accepte comme des personnes justes par le mérite et la médiation de Jésus Christ. Et les ayant justifiés, il les reçoit dans la gloire - au ciel.
C’est la somme de ce que je crois concernant la prédestination et ce qui me semble en accord avec l’analogie de la foi parce qu’elle ne déroge jamais de la libre grâce de Dieu ni ne diminue la liberté de l’homme. On ne peut pas non plus supposer que la prescience de Dieu soit la cause qu’autant périront à la fin comme notre connaissance que le soleil se lèvera demain n’est pas la raison de son lever. »


[Anglais : The Works of John Wesley, Bicentennial edition, Vol. 25, Letters 1, 1721-1739, pp. 179-180]


Cantique de Charles Wesley

Hymns on God’s Everlasting Love, 1741 :

Comme exemple, voici un verset d’un cantique de Charles Wesley :

Par nature seulement libre au mal,
Nous n’avons jamais eu un seul acte
de bien, si Tu n’avais donné la volonté
et l’avait façonnée par ta grâce seule.

[Angl. : By nature only free to ill,
We never had one motion known
Of good, hadst Thou not given the will,
And wrought it by thy grace alone.]


John Wesley, Journal, 24 août 1743 :

John Wesley, Journal, 24 août 1743 :

« Il y a trois points en débat : (1) l’élection inconditionnelle ; (2) la grâce irrésistible ; (3) la persévérance finale.

Par rapport au premier, l’élection inconditionnelle, je crois,
Que Dieu, avant la fondation du monde, a inconditionnellement élu certaines personnes pour certaines œuvres, comme Paul pour prêcher l’Evangile ;
Qu’il a inconditionnellement élu quelques nations pour recevoir des privilèges spéciaux, tout particulièrement la nation juive ;
Qu’il a inconditionnellement élu quelques nations pour entendre l’Evangile, comme l’Angleterre et l’Ecosse actuellement, et beaucoup d’autres par le passé ;
Qu’il a inconditionnellement élu quelques personnes pour beaucoup d’avantages spéciaux, aussi bien concernant des choses temporelles que spirituelles ;

Et je ne nie pas (bien que je ne puisse pas le prouver),
Qu’il a inconditionnellement élu quelques personnes, alors dénommées élues par excellence pour la gloire éternelle.

Mais je ne peux pas croire,
Que tous ceux qui n’ont pas été élus de cette façon pour la gloire doivent périr éternellement ; ou
Qu’il ait une seule âme sur la terre qui n’a pas eu ni n’avait jamais une possibilité d’échapper à la damnation éternelle.

Par rapport au deuxième point, la grâce irrésistible, je crois,
Que la grâce qui apporte la foi et par elle le salut dans l’âme, est irrésistible à ce moment ;
Que la plupart des croyants peuvent se souvenir d’un temps où Dieu les a irrésistiblement convaincus du péché ;
Que la plupart des croyants trouvent à d’autres moments que Dieu agit irrésistiblement sur leurs âmes ;
Cependant je crois que la grâce de Dieu peut être et a été résistée avant et après de tels moments ; et
Que, en général, elle n’agit pas irrésistiblement, mais nous pouvons nous conformer avec elle ou faire le contraire.

Et je ne nie pas,
Que la grâce de Dieu est à ce point irrésistible en ceux dénommés ‘les élus’ (s’il y en a) qu’ils ne peuvent que croire et finalement être sauvés.

Mais je ne peux pas croire,
Que tous ceux doivent être damnés dans la vie desquels elle n’agit pas de cette manière irrésistible ; ou
Qu’il y ait une seule âme sur terre qui n’a pas eu ni n’avait jamais d’autre grâce que telle qui, en effet, fasse croître sa damnation, et qui ait été désignée à cet effet par Dieu.

Par rapport au troisième point, la persévérance finale, je suis incliné à croire
Qu’il y a un état atteignable dans cette vie duquel un homme ne peut finalement tomber ; et
Que celui l’a atteint qui est, selon l’explication de St. Paul, ‘une créature nouvelle’ ; c’est-à-dire, qui peut dire ‘les choses anciennes ont passé ; toute chose’ en moi ‘est devenue nouvelle’.

Et je ne nie pas,
Que tous ceux dénommés les élus par excellence persévéreront infailliblement jusqu’à la fin. »

[Anglais : The Works of John Wesley, Bicentennial edition, Vol. 19, Journal and Diaries II (1738-43), pp. 332-333]


Décisions des premières conférences annuelles de 1744 et 1745 :


Les décisions des premières conférences annuelles :

La conférence de 1744 :


« Question 11 : Les œuvres sont-elles nécessaires à la continuation de la foi ?
Réponse : Sans doute ; parce qu’un homme peut perdre le libre don de Dieu soit par des péchés d’omission ou des péchés qu’il commet.
Q. 12 : La foi ne peut-elle être perdue que par manque d’œuvres ?
R. : Elle ne peut que par la désobéissance.
Q. 13 : Comment la foi est-elle ‘faite parfaite par les œuvres’ ?
R. : De plus que nous exerçons notre foi, de plus elle est fortifiée. ‘A lui qui a, sera donné.’
Q. 14 : St. Paul dit que Abraham n’a pas été justifié par les œuvres ; St. Jacques dit qu’il a été justifié par les œuvres. Ne contredisent-ils pas l’un à l’autre ?
R. : Non : (1) Parce qu’ils ne parlent pas de la même justification. St. Paul parle de la justification qui avait lieu lorsque Abraham avait soixante-quinze ans, plus que vingt ans avant la naissance d’Isaac ; St. Jacques parle de la justification qui avait lieu lorsqu’il a offert Isaac sur l’autel.
(2) Parce qu’ils ne parlent pas des mêmes œuvres ; St. Paul parle des œuvres qui précèdent la foi ; St. Jacques des œuvres qui jaillissent d’elle.
Q. 15 : Dans quel sens le péché d’Adam est imputé à toute l’humanité ?
R. : En Adam tous meurent ; c’est-à-dire (1) nos corps devinrent alors mortels. (2) Nos âmes moururent ; c’est-à-dire elles furent séparées de Dieu. Et alors (3) Nous sommes tous nés avec une nature pécheresse et maudite. Par conséquence (4) Nous sommes des enfants de colère, passible de la mort éternelle. (Rom 5,18 ; Eph 2,3).
Q. 16 : Dans quel sens la justice du Christ est imputée à toute l’humanité ou aux croyants ?
R. : Nous ne le trouvons pas expressément affirmé dans les Ecritures que Dieu impute la justice du Christ à quiconque ; bien que nous trouvions que ‘la foi est imputée’ à nous ‘pour justice’.
Nous considérons que ce texte, ‘de même en effet que, par la désobéissance d’un seul homme, tous les hommes ont été rendus pécheurs, de même aussi, par l’obéissance d’un seul, tous seront-ils rendus justes’ [Rom 5,19] signifie : Par les mérites du Christ tous les hommes sont acquittés de la culpabilité du péché qu’Adam a commis.
Nous considérons en outre que par l’obéissance et la mort du Christ (1) les corps de tous les hommes deviennent immortels après la résurrection. (2) Leurs âmes reçoivent une capacité de vie spirituelle. Et (3) une étincelle ou semence véritable de cette vie. (4) Tous les croyants deviennent des enfants de la grâce, réconciliés avec Dieu ; et (5) sont faits des participants à la nature divine.
Q. 17 : N’avons-nous pas penché trop vers le calvinisme sans le remarquer ?
R. : Il semble que nous l’avons fait.
Q. 18 : N’avons-nous pas penché vers l’antinomisme ?
R. : Nous sommes effrayés que nous l’ayons fait. »

[Anglais : The Works of the Rev. John Wesley, London 1830, Vol. VIII, pp. 277-278]


La conférence de 1745 :

« Q. 22 : La vérité de l’Evangile ne se trouve-t-elle pas très proche aussi bien du calvinisme que de l’antinomisme ?
R. : En effet, il est ainsi ; ils diffèrent moins que la largeur d’un cheveu [angl. : within a hair’s breadth] : Il est donc tout à fait insensé et pécheur de fuir d’eux aussi loin que nous pouvons simplement parce que nous ne sommes pas entièrement d’accord avec les uns ou les autres.
Q. 23 : En quoi pouvons-nous venir jusqu’à la pointe du calvinisme [angl. : come to the very edge of Calvinism] ?
R. : En attribuant tout le bien à la libre grâce de Dieu. (2) En refusant toute volonté naturelle libre et tout pouvoir précédant la grâce. Et (3) en excluant tout mérite de l’homme ; même pour ce qu’il a ou fait par la grâce de Dieu.
Q. 24 : En quoi pouvons-nous venir jusqu’à la pointe de l’antinomisme ?
R. : (1) En exaltant les mérites et l’amour du Christ. (2) En nous réjouissant toujours.
Q. 25 : La foi supplante-t-elle la sainteté ou les bonnes œuvres ?
R. : En aucun cas. Loin de là, elle implique les deux comme une cause implique les effets. »

[Anglais : The Works of the Rev. John Wesley, London 1830, Vol. VIII, pp. 284-285]


Regard serein sur la prédestination, 1752 :


Predestination Calmly Considered, 1752 :

« 16. <...> Je crois qu’elle [l’élection] signifie en général une des deux choses suivantes : Primo, une affectation divine de quelques hommes particuliers afin d’accomplir un travail particulier dans le monde. Et je crois que cette élection n’est pas seulement personnelle, mais également absolue et inconditionnelle. [il suit l’exemple de Cyrus et de St. Paul] Mais je ne trouve pas qu’elle ait nécessairement une connexion avec le bonheur éternel. Non, il est évident qu’il n’en est pas ainsi ; car quelqu’un qui a été élu dans ce sens peut même être perdu éternellement. ‘N’ai-je pas choisi’ (élu) ‘vous douze ?’ dit notre Seigneur ; ‘mais un de vous a un démon.’ Judas a été élu autant que les autres, vous le voyez ; tout de même son sort était avec le diable et ses anges.
17. Je crois que l’élection signifie, secundo, une désignation divine de quelques hommes pour le bonheur éternel. Mais je crois que cette élection est conditionnelle aussi bien que la réprobation qui y est opposée. Je crois que le décret éternel pour les deux est exprimé dans ces paroles : ‘Celui qui croit sera sauvé ; celui qui ne croit pas sera damné.’ Et, sans doute, Dieu ne changera pas ce décret et l’homme ne pourra pas y résister. En accord avec ce décret, tous les vrais croyants sont appelés élus dans les Ecritures, comme tous ceux qui continuent dans l’incrédulité sont aussi longtemps des réprouvés, c’est-à-dire non acceptés par Dieu, et sans discernement concernant les choses de l’Esprit.
[il suit le paragraphe 18 où Wesley ajoute quelques exemples bibliques d’élus et conclut :] … ou, comme St. Pierre l’exprime, ‘élu selon la prescience de Dieu par la sanctification de l’Esprit’ [I Pierre 1,2 ; Wesley traduit le terme grec par prescience (foreknowledge)].
19. Je crois cette élection aussi fermement que je crois que les Ecritures sont de Dieu. Mais je ne peut croire une élection inconditionnelle ; pas seulement parce que je ne la trouve pas dans les Ecritures, mais aussi (pour écarter toutes les autres considérations) parce qu’elle implique nécessairement la réprobation inconditionnelle. Trouvez une quiconque élection qui n’implique pas une réprobation et je l’accepterai volontiers. Mais je ne peux jamais accepter la réprobation aussi longtemps que je crois que les Ecritures sont de Dieu ; [...] »

« 29. [...] Car l’Ecriture ne parle jamais de ce seul attribut [la souveraineté de Dieu] comme séparé du reste. Moins encore elle ne parle de la souveraineté de Dieu comme étant seule à disposer de l’état éternel de l’homme. Non, non ; dans cette œuvre terrible [de la condamnation finale] Dieu procède selon les règles connues de sa justice et sa miséricorde ; mais il n’attribue jamais la souveraineté comme cause pour punir quiconque avec la destruction éternelle.
[30. ...]
31. La souveraineté de Dieu ne doit donc jamais être évoquée pour supplanter sa justice. Et ceci est l’objection actuelle contre la réprobation inconditionnelle ; (la conséquence simple de l’élection inconditionnelle ;) elle contredit ouvertement, elle bouleverse même le récit scripturaire de la justice de Dieu. […] »
[…]
« 44. [...] Faites donc votre choix. Si, à cause de l’élection, vous voulez avaler la réprobation, bon. Mais si vous ne pouvez pas digérer cela, vous devez nécessairement abandonner l’élection inconditionnelle.
45. ‘Mais vous ne pouvez pas faire cela ; parce qu’alors vous serez appelé un pélagien, un arminien ou je ne sais quoi.’ Et craignez-vous des mots durs ? Alors vous n’avez pas encore commencé à être un disciple de Jésus Christ. ‘Non, ce n’est pas la question. Mais vous craignez que vous devez tenir la libre volonté si vous ne tenez pas l’élection, et ainsi de voler à Dieu la gloire du salut de l’homme.’
Je réponds (1) Beaucoup des plus grands adeptes de l’élection nient franchement cette conséquence et n’admettent pas que la volonté naturellement libre dans l’homme soit contraire à la gloire de Dieu. Eux-mêmes ils assurent que chaque homme qui vit, a une mesure de volonté naturellement libre. Ainsi, l’assemblée des théologiens (et par elle le corps des calvinistes autant en Angleterre que en Ecosse) ‘Dieu a investi la volonté de l’homme avec la liberté naturelle qui n’est ni forcée ni, par une nécessité absolue de nature, déterminée à faire le bien ou le mal :’ (chap. ix) Et ceci ils assurent de l’homme dans son état de chute même avant qu’il reçoive la grâce de Dieu.
Mais je ne porte pas autant loin la libre volonté : (je veux dire, pas dans les choses morales) je ne comprends pas la volonté naturellement libre, dans l’état actuel de l’humanité : j’assure uniquement qu’il y a une mesure de libre volonté qui est surnaturellement restaurée en chaque homme, ensemble avec cette lumière surnaturelle qui ‘illumine tout homme qui vient sur la terre’. [...]
47. Si vous dites alors ‘Nous attestons à Dieu seul toute la gloire pour notre salut ;’ je réponds, nous le faisons également. Si vous ajoutez, ‘Mais nous affirmons que Dieu seul fait toute l’œuvre, sans que l’homme fasse quoi que ce soit ;’ dans un sens, nous admettons cela également. Nous admettons que c’est l’œuvre de Dieu seul qui justifie, sanctifie et glorifie ; et ces trois comprennent l’ensemble du salut. Mais nous ne pouvons pas admettre que l’homme puisse simplement résister et qu’il ne puisse en aucune manière ‘travailler ensemble avec Dieu ;’ ou que Dieu soit l’artisan complet [angl. : the whole worker] de notre salut, en excluant toute œuvre de l’homme. Je n’ose pas dire cela ; parce que je ne peux pas le prouver par l’Ecriture ; c’est même ouvertement contraire à elle ; car l’Ecriture dit explicitement que (ayant reçu le pouvoir de Dieu) nous devons ‘travailler à notre salut ;’ et que (après que l’œuvre de Dieu ait commencé dans nos âmes) nous sommes ‘des ouvriers ensemble avec Lui.’ »


[Anglais : The Works of the Rev. John Wesley, London 1830, Vol. X, Predestination calmly considered, pp. 204-259]


Notes explicatives sur le Nouveau Testament, 1754 :


Explanatory Notes upon the New Testament, 1754 :

Romains 9, 21
« Romains 9, 21 [... suivi d’un commentaire général] : Si nous regardons le droit que Dieu a sur nous, d’une manière plus générale, en vue de ses créatures intelligentes, Dieu peut être considéré de deux manières différentes : comme Créateur, Patron [angl. : Proprietor] et Seigneur de tous ; ou comme leur Gouverneur moral et Juge.
Dieu en tant que Seigneur et Patron de tous dispense ses dons et faveurs envers ses créatures avec une sagesse parfaite, mais par aucunes règles ou méthodes de faire qui nous seraient connues. [...]
Mais les méthodes par lesquelles Dieu comme notre Gouverneur et Juge agit envers nous sont clairement révélées et parfaitement connues ; [... suit Marc 16,16]
[...] Il [Dieu] veut montrer sa grâce, comme il nous l’a assuré, à aucune personne sauf les vrais croyants, et il ne veut endurcir aucune personne sauf ceux qui refusent obstinément sa grâce. »

I Cor. 9,27 [« Mais je traite durement mon corps et le tiens assujetti, de peur qu’après avoir proclamé le message aux autres, je ne sois moi-même éliminé. » (TOB). Wesley traduit ‘éliminé’ par réprouvé et commente] :
« Désapprouvé par le juge et ainsi perdant le prix. Ce seul texte peut nous donner une notion juste de la doctrine scripturaire de l’élection et de la réprobation ; et nous montrer clairement que des personnes particulières ne sont pas présentées dans les Ecritures saintes comme absolument et inconditionnellement élues à la vie éternelle, ou absolument et inconditionnellement prédestinées à la mort éternelle ; mais que les croyants sont en général élus pour se réjouir des privilèges chrétiens sur la terre ; s’il les abusent, ces mêmes personnes élues deviendront des réprouvés. St. Paul était certainement une personne élue si jamais il en a existé une ; et tout de même, il déclare qu’il serait possible pour lui-même de devenir un réprouvé. Non, il serait véritablement devenu un tel s’il n’avait pas assujetti son corps, même s’il avait été une personne élue, un chrétien, et un apôtre pendant tellement longtemps. »

I Pierre 1, 2 [« élus selon le dessein de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, pour obéir à Jésus Christ et avoir part à l’aspersion de son sang. » (TOB) Wesley traduit ‘dessein’ par ‘selon la prescience de Dieu’ et comente] :
« Selon la prescience de Dieu - en parlant selon la manière de l’homme. A proprement parler, il n’y a pas de prescience [pré-connaissance], comme il n’y a pas de après-connaissance auprès de Dieu : toutes les choses lui sont connues comme présentes d’éternité en éternité. Il s’agit donc simplement d’un exemple de la condescendance divine à nos capacités limitées. Elus - Par l’amour libre et le pouvoir tout-puissant de Dieu arrachés et séparés du monde. Election, dans le sens scripturaire, signifie que Dieu fait quelque chose où il n’y a aucune place pour notre mérite ou pouvoir. La vraie prédestination, ou pré-affectation [fore-appointment] de Dieu est que (1) celui qui croit sera sauvé de la culpabilité et du pouvoir du péché ; (2) celui qui persiste jusqu’à la fin sera sauvé éternellement ; (3) ceux qui reçoivent le don précieux de la foi, par là deviennent les fils de Dieu ; et, en tant que fils, ils recevront l’Esprit de sainteté afin de marcher comme le Christ a marché. A travers l’ensemble de cette désignation de Dieu, la promesse et le devoir vont de pair. Tout est don libre ; mais le don est tel que l’issue finale dépend de notre obéissance future envers l’appel céleste. Mais l’Ecriture ne connaît pas une autre prédestination que celle-ci, soit pour la vie ou la mort éternelle. En plus elle [une autre prédestination] serait (1) une considération cruelle des personnes : un regard injuste envers l’une et un non regard injuste envers une autre. Elle n’est que partialité des créatures et pas la justice infinie. (2) Elle n’est pas une simple doctrine scripturaire, si celle-ci est vraie ; mais plutôt incompatible avec la parole écrite et explicite qui parle de l’offre universelle de la grâce de Dieu ; Ses invitations, promesses, menaces sont toutes générales. (3) Nous sommes priés de choisir la vie et nous sommes réprimandés pour ne pas le faire. (4) Elle est incompatible avec un état probatoire chez ceux qui doivent être sauvés ou doivent être perdus. (5) Elle a des conséquences fatales ; tous les hommes sont prêts, sur des bases légères, de s’imaginer parmi le nombre des élus. Mais la doctrine de la prédestination a été complètement changée par rapport à ce qu’elle était autrefois. Maintenant, elle n’implique ni foi, ni paix, ni pureté. Elle est quelque chose qui peut se faire sans tout cela. La foi n’est plus, selon le plan de la prédestination moderne, une divine ‘évidence des choses non visibles’, produite dans l’âme par le pouvoir immédiat de l’Esprit saint : aucune évidence du tout : une simple notion. De même, la foi n’est plus un moyen de la sanctification ; mais quelque chose qui peut se faire sans cela. Le Christ n’est plus un Sauveur du péché ; mais quelqu’un qui le défend et l’approuve. Il n’est plus une source de vie spirituelle dans l’âme du croyant, mais il laisse ses élus intérieurement secs et extérieurement sans fruits ; et il devient presque un refuge devant l’image de celui qui est céleste ; même devant la justice, la paix et la joie dans l’Esprit saint. Par la sanctification de l’Esprit - Par l’influence de son Esprit envers leurs âmes qui les renouvelle et purifie. Pour obéir - Afin de les engager et rendre capables de produire toute obéissance sainte dont le fondement est l’aspersion du sang de Jésus Christ - Le sang expiatoire du Christ qui fut signifié par l’aspersion du sang de sacrifice sous la loi ; en allusion auquel il est dit ‘l’aspersion du sang’. »



Extraits du procès-verbal de la Conférence de 1770 et de 1771:

Extrait du procès-verbal de la Conférence de 1770 :

« Question 77 : En 1744, nous avons dit : « Nous avons trop penché vers le calvinisme. » En quoi ?
Réponse : (1) Par rapport à la fidélité de l'homme. Notre Seigneur nous a appris lui-même à nous servir de cette expression, et nous ne devons jamais en avoir honte. Basé sur son autorité, nous devons affirmer constamment que, si un homme n'est pas « fidèle dans les richesses injustes », Dieu ne lui confiera pas les vraies richesses. [Luc 16,11]
(2) Par rapport à une recherche active de la vie [angl. : working for life]. Cela aussi notre Seigneur l'a expressément commandé: « Travaillez » - [...] - « pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » [Jean 6, 27]. Et, en fait, chaque croyant, jusqu'à ce qu'il arrive à la gloire, travaille pour la vie aussi bien que par la vie.
(3) Nous avons reçu comme principe qu'« un homme ne doit rien faire pour la justification ». Rien n'est plus faux. Quiconque désire trouver faveur auprès de Dieu doit « se détourner du mal et apprendre à faire le bien » [I Pierre 3, 11]. Quiconque se repent doit faire « des oeuvres convenables pour la repentance » [Matth. 3,8 : Produisez donc des fruits dignes de repentance] Et si ce n'est pas afin de trouver la faveur, pourquoi donc doit-il les faire ?
Examinons encore une foi tout ce sujet :
(1) Qui de nous est maintenant accepté de Dieu ?
Celui qui maintenant croit en Christ d'un cœur aimant et obéissant.
(2) Mais qui parmi ceux qui n'ont jamais entendu du Christ ?
Celui qui craint Dieu et pratique la justice [Actes 10,35] selon la lumière qu'il a.
(3) Cela signifie-t-il la même chose que « celui qui est sincère » ?
A peu près, si ce n’est tout à fait.
(4) Cela n'est-il pas « le salut par les oeuvres » ?
Non pas par le mérite des oeuvres, mais par les oeuvres comme condition.
(5) Sur quoi donc avons-nous disputé pendant ces trente dernières années ?
Sur des mots, je le crains.
(6) Quant au mérite lui-même, dont nous avons été si terriblement effrayés: nous sommes récompensés « selon nos oeuvres », oui, « à cause de nos oeuvres ». En quoi cela diffère-t-il de pour l'amour de nos oeuvres ? Et en quoi cela diffère-t-il de secundum merita operum, - selon que nos oeuvres méritent ? Pouvez-vous couper ce cheveu en quatre ? Je doute, je ne le peux pas.
(7) La grande objection à l'une des propositions précédentes est tirée des faits. Dieu, en fait, justifie ceux qui, d'après leur propre témoignage, ne craignaient pas Dieu et ne pratiquaient pas non plus la justice. Font-ils exception à la règle générale ?
Il est douteux si Dieu fait une exception. Mais comment sommes-nous sûrs que la personne en question n'a jamais craint Dieu ni pratiqué la justice ? Son propre aveu n'est pas une preuve; car nous savons combien tous ceux qui sont convaincus de péché se déprécient à tous égards.
(8) Est-ce que parler d'un état de justification ou de sanctification ne tend pas à égarer les hommes ? à les amener presque naturellement à se confier en ce qui a été fait en un moment ? Tandis que, à chaque heure et à chaque moment, nous plaisons ou nous déplaisons à Dieu selon nos oeuvres; selon l'ensemble de nos sentiments intérieurs et de notre conduite extérieure. »

[Anglais : The Works of the Rev. John Wesley, London 1830, Vol. VIII, pp. 337-338]


Déclaration signée par John Wesley et tous ses prédicateurs à l'exception d'un seul, lors de la Conférence de 1771 :

« Tandis que les points de doctrine dans les Actes de la Conférence tenue à Londres le 7 août 1770, ont été compris comme favorisant la justification par les œuvres, le pasteur John Wesley et d'autres qui se sont assemblés en Conférence, déclarent maintenant que nous n'avons pas eu cette intention; et que nous abhorrons la doctrine de la justification par les œuvres comme une doctrine extrêmement périlleuse et abominable. Et, comme les dits Actes ne sont pas rédigés en termes suffisamment pondérés, nous déclarons solennellement, dans la présence de Dieu, que nous n'avons ni espérance ni confiance que dans les seuls mérites de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour la justification ou pour le salut, soit dans la vie, la mort ou le jour du jugement. Et que, bien que nul ne soit un vrai croyant chrétien (et en conséquence ne puisse être sauvé) qui ne fasse pas de bonnes œuvres s'il en a le temps et l'occasion, toutefois nos œuvres ne servent en aucune mesure à mériter ou à acquérir notre justification, du commencement à la fin, soit en tout ou en partie. »


Sermon 58 sur la prédestination (1773/76) :


Sermon 58 : Sur la prédestination ; Romains 8,29-30 (1773/76) :

« 4. De plus fréquemment et soigneusement que je médite ce passage, de plus je suis incliné à penser que l’apôtre ne décrit ici pas (comme beaucoup l’ont supposé) une chaîne de causes et effets (ceci ne semble pas être entré dans son cœur) mais qu’il montre simplement la méthode par laquelle Dieu agit - l’ordre dans lequel les différentes branches du salut se suivent constamment. [...]
5. Et d’abord, regardons vers l’ensemble de l’œuvre de Dieu dans le salut de l’homme, regardant dès le début, le premier point, jusqu’à sa fin dans la gloire. Le premier point est la prescience de Dieu. Dieu a connu d’avance ceux dans chaque nation qui croiraient, depuis le commencement du monde jusqu’à l’achèvement de toutes choses. Mais afin de jeter de la lumière sur cette question obscure, il faut bien être attentif comment nous parlons de la prescience de Dieu. Nous ne parlons pas selon la nature des choses, mais selon la manière humaine. Parce que si nous parlons proprement, il n’existe pas de telle chose ni de prescience ni de ‘après-connaissance’ en Dieu. Tout temps, ou plutôt toute éternité (parce que le temps est seulement le petit fragment de l’éternité qui est attribué aux enfants de l’homme) est présente pour lui à l’instant même. Il ne sait pas une chose avant l’autre ou une chose après l’autre, mais il voit toutes les choses dans un seul regard, d’éternité en éternité. Parce que tout temps avec tout ce qui existe là-dedans est présent pour lui à l’instant même, il voit à l’instant tout ce qui était, est ou sera jusqu’à la fin du temps. Mais regardez : nous ne devons pas croire que ces choses sont parce qu’il les connaît. Non ; il les connaît parce qu’elles sont. [...] De même, Dieu connaît que l’homme commet le péché ; parce que il sait toute chose. Mais nous ne commettons pas le péché parce qu’il le sait : plutôt il le sait parce que nous le commettons. Et sa connaissance suppose notre péché mais ne le cause en aucune forme. En un mot, Dieu regarde sur tous les âges depuis la création jusqu’à l’achèvement comme un moment et il voit à l’instant même ce qui est dans les cœurs de tous les enfants de l’homme ; ainsi il connaît chacun qui croit ou ne croit pas dans tous les âges ou nations. Mais ce qu’il connaît, soit la foi soit l’incrédulité, n’est en aucun cas causé par sa connaissance. Les hommes sont libres à croire ou à ne pas croire, comme s’il ne le savait pas du tout.
6. En effet, si l’homme ne serait pas libre, il ne pourrait pas être responsable soit pour ses pensées, paroles ou actes. S’il n’était pas libre, il ne serait pas recevable soit à la récompense soit à la punition. [...]
7. Mais pour continuer : « Ceux que d’avance il a connus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils ». C’est le deuxième pas (en parlant selon la manière des hommes : parce qu’il n’y a pas avant ni après en Dieu). En d’autres mots, Dieu a décrété d’éternité en éternité que tous qui croient au Fils de son amour seront conformés à son image, seront sauvés de tout péché intérieur ou extérieur. [...] et ceci en vertu du décret inchangeable, irréversible et irrésistible de Dieu : « Celui qui croit sera sauvé ; celui qui ne croit pas sera damné. » »


[Anglais : The Works of John Wesley, Bicentennial edition, Vol. 2, Sermons II (34-70), Sermon 58, pp. 416-418]


Pensée sur la souveraineté de Dieu (1777) :


Thoughts Upon God’s Sovereignty (1777) :

« Quelle différence étonnante concernant les moyens de s’améliorer, entre quelqu’un né et éduqué dans une famille croyante en Angleterre et un autre né et vivant parmi les Indiens. Mais nous savons seulement que la différence ne peut pas être autant que l’un devrait nécessairement être bon ou l’autre mauvais ; que l’un soit forcé à la gloire éternelle ou l’autre au feux éternel. Ceci ne peut être ainsi parce qu’on supposerait que le caractère de Dieu comme Créateur se mêlerait à celui de Dieu comme Gouverneur ; en tant que Gouverneur il n’agit pas, et probablement ne peut pas, selon sa propre volonté purement souveraine ; mais, comme il nous l’a explicitement dit, selon les règles invariables de sa justice et de sa miséricorde. [...]
Donc, toutes les fois que Dieu agit comme un Gouverneur, comme celui qui récompense ou qui punit, il n’agit plus comme pure Souverain par sa seule volonté et plaisir ; mais comme un juge impartial guidé en toutes choses par sa justice invariable.
Mais il est vrai que, en quelques cas, la grâce triomphe sur la justice ; bien que la sévérité ne le fait jamais. Dieu peut récompenser plus, mais il ne peut jamais punir plus que ce que la justice stricte demande. On peut admettre que Dieu agit comme Souverain en convainquant quelques âmes de leur péchés ; en les arrêtant au milieu de leur carrière par son pouvoir irrésistible. Il semble également que, au moment de notre conversion, il agit de manière irrésistible. De même, il peut y avoir beaucoup de contacts irrésistibles tout au long du cheminement de notre course chrétienne ; [... mais] chaque individu peut après tout ce que Dieu a fait soit améliorer sa grâce ou ruiner ses effets. »


[Anglais : The Works of the Rev. John Wesley, London 1830, Vol. X, Thoughts upon God’s Sovereignty, pp. 361-363]


Jean Guillaume de la Fléchère :


Jean Guillaume de la Fléchère, First Check to Antinomianisme (1771) :

« Comme conséquence de la doctrine de la rédemption générale, Monsieur Wesley pose deux axiomes qu'il ne perd jamais de vue dans sa prédication. Le premier en est que TOUT NOTRE SALUT EST DE DIEU EN CHRIST et par conséquent, PAR GRACE ; tous, les possibilités, invitations, inclination et pouvoir de croire nous sont donnés par pure grâce ; - grâce entièrement libre ; et, j'espère, tous ceux qui sont appelés pasteurs de l'Evangile [appellation des prêtres anglicans sympathisants avec le méthodisme] sont d'accord avec lui sur ce point ; mais il va plus loin et assure, deuxièmement, et avec autant de résolution que, selon la dispensation de l'Evangile, TOUTE NOTRE DAMNATION EST DE NOUS-MEMES, par notre incrédulité obstinée et notre infidélité évitable : car nous pouvons négliger ce salut merveilleux, désirer à être excusé de venir à la fête de l'agneau, prendre à la légère les offres gratuites de Dieu, refusant d'utiliser et entérinant notre talent, et agissant comme le servant paresseux ; ou en d'autres mots, nous pouvons résister, affliger, dédaigner et étouffer l'esprit de grâce, PAR NOS ACTES MORAUX. »

(The Works of the Rev. John Fletcher, in eight volumes, London 1806-08, vol. II, p. 235)


Jean Guillaume de la Fléchère, The Doctrines of Grace and Justice, equally essential to the pure Gospel (1777) :

« Notre premier talent ou degré de salut vient uniquement de la libre grâce de Dieu en Christ, sans aucune œuvre ou acte de nous-même; et notre salut éternel est premièrement, capitalement et finalement par la libre grâce de Dieu en Christ, à travers notre non négligence du premier talent ou degré de salut - Je dis par notre non négligence etc. afin d'assurer la connexion avec le deuxième axiome de l'Evangile et de laisser la place scripturaire aux doctrines de la justice rémunératrice.
Le deuxième axiome de l'Evangile soutient les doctrines de la justice et extirpe la doctrine d'une colère libre. Il s'agit de la proposition suivante que, je crois, aucun chrétien biblique et sincère ne veut nier. Notre damnation éternelle est premièrement et principalement par notre volonté libre, personnelle à nous-même, à travers notre négligence obstinée et finale du premier talent ou degré de salut. »

(The Works of the Rev. John Fletcher, in eight volumes, London 1806-08, vol. V, p. 226)